La Côte d'Argent à travers étangs et forêts : un boulevard pour automobile

En 1905, un groupe de journalistes autour de Maurice Martin, rédacteur à la Petite Gironde, a l’idée de promouvoir la côte Atlantique de Soulac à Biarritz comme boulevard touristique à travers la forêt landaise en utilisant un moyen de locomotion d’avenir, l’automobile.

En créant le principe de caravanes d’exploration, le groupe organise une première manifestation au départ du grand hôtel du Moulleau le 20 mars 1905 pour des élus locaux, des journalistes et des fonctionnaires intéressés. Sont présents des maires (Labouyeyre, Mimizan, Arcachon, Biscarrosse), des responsables administratifs (agent-voyer de Bordeaux, le conservateur des eaux et forêts), des journalistes du Figaro, du Petit Parisien, de l’Illustration, des membres de L’Automobile-Club de France et du Touring-Club.

La caravane d’explorateurs se dirige à cheval puis en voiture vers le sud en direction de Biarritz en longeant la côte, traversant forêts et étangs. Elle parvient à destination le 23 mars suivant. Par la suite, une seconde caravane sera organisée au départ du Moulleau du 26 au 31 octobre.

C’est de cette première expédition que va naître le concept de Côte d’Argent : Maurice Martin emploie pour la première fois le terme lors d’une déclaration solennelle à Mimizan le soir du 20 mars. La Côte d’Argent est le titre d’un ouvrage de luxe pour l’époque, publié en 1906 par Maurice Martin et préfacé par l’écrivain de science-fiction à la mode Joseph-Henri Rosny. Le vocable sera adopté officiellement lors du Congrès national des sociétés de géographie en 1907 et appelé à un grand avenir après la Seconde Guerre Mondiale.

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