Arcachon pendant la Seconde Guerre mondiale

Marie Bartette est née le 10 septembre 1893 à Albi (Tarn). Sa famille part ensuite vivre en Gironde. En raison de la santé chancelante de sa mère, elle s’installe à Arcachon où elle ouvre une boutique de mercerie. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle forme avec quelques amis un groupe de résistants. Les membres sont recrutés dans des milieux de droite comme de gauche. Le groupe mène des actions clandestines. Dans la nuit du 31 décembre 1940, des croix de Lorraine découpées dans du papier sont dispersées dans la ville.

Marie Bartette est arrêtée le 30 juin 1944 ; elle est interrogée par le lieutenant Dohse. Elle est détenue ensuite au fort du Hâ, puis au Bouscat, au siège de la Gestapo. Elle est ensuite déportée à Dachau puis à Ravensbrück. Libérée par les Américains, elle revient à Arcachon à la fin du mois de mai 1945.

Elle a été promue dans l’ordre national de la Légion d’Honneur au grade de chevalier par décret en date du 31 décembre 1954, avec attribution de la Croix de Guerre avec palme pour les raisons suivantes : elle « a fourni à son réseau des plans de haute valeur qui permirent d’exécuter plusieurs bombardements en particulier, celui d’avril 1944 sur Cazaux qui fut des plus efficaces ». « Malgré un terrible interrogatoire », elle a « refusé de dénoncer ses camarades ». Elle est considérée comme une « balle figure de la femme française ». Elle meurt le 27 novembre 1961 à Saint-Séverin (Charente).

Le manuscrit de Marie Bartette conservé aux Archives départementales est un témoignage intéressant sur le rôle et l’action d’une résistante pendant la Seconde Guerre mondiale dans le secteur du bassin d’Arcachon.

Elle dépeint notamment l’arrivée des Allemands à Arcachon en juillet 1940, et la réquisition qui est alors faite des villas, hôtels et pensions de famille pour les loger.

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