Sociétés vélocipédiques et tourisme

Inventée en 1817 par Karl Drais, la draisienne est l’ancêtre du vélocipède. Les progrès techniques de cette nouvelle invention donnent naissance, à la fin du siècle, à une bicyclette proche des bicyclettes modernes. Et c’est le succès ! Les adeptes de ce nouveau moyen de locomotion sont alors de plus en plus nombreux. Parallèlement au succès du vélocipède, on assiste aux balbutiements du tourisme, en pleine civilisation industrielle. La fin du XIXème siècle voit alors la multiplication des sociétés vélocipédiques d’envergure nationale ou locale. En 1890, est créé le Touring Club de France, à l’image du Cyclist Touring Club anglais.

Son but est le « développement du tourisme, plus particulièrement du tourisme vélocipédique » (Revue du Touring Club, 1895). Association très puissante, d’envergure nationale, elle est reconnue d’utilité publique en 1907. Les premiers aménagements touristiques de l’association doivent s’adapter à la bicyclette rapidement détrônée par l’automobile. Ce goût pour le vélo donne naissance, en 1903, au Tour de France.

C’est dans ce contexte que des associations naissent en plein développement de la côte girondine. Certaines sont exclusivement consacrées à la pratique du cyclisme, d’autres prennent en compte l’aspect touristique. En 1895, est autorisée par arrêté préfectoral du 19 juin, la société vélocipédique, La Pédale de la Fin des Terres, dont le but est de « grouper les velocemen soulacais, de favoriser le sport vélocipédique et donner éventuellement des courses de vélocipèdes ». A la même période, la Société vélocipédique d’Arcachon souhaite « encourager le goût des exercices du corps » et favoriser le tourisme.

Mon parcours
  • Loisir, Sport
  • Vie artistique
  • Architecture et Urbanisme
  • Aménagement du Territoire
  • Santé
Légende des icones