La Teste et les tirailleurs sénégalais

Pendant la Première Guerre mondiale, quelques 165000 hommes venus de l’ancienne Afrique Occidentale Française ont combattu sur le front occidental et en Orient. Cependant, les conditions climatiques européennes ont nécessité le déplacement de ces troupes coloniales dans le sud de la France pendant l’hiver. Treize camps pouvant recevoir 50000 hommes sont aménagés dans la région de Fréjus-Saint-Raphaël, et ce, dès 1916. Entre 1920 et 1930, une mosquée, dite « mosquée de Missiri », est construite dans le camp de Caïs. Cet édifice, en béton armé peint en ocre rouge, réplique de la mosquée de Djenné (Mali), avait pour but d’évoquer l’Afrique. Un autre camp destiné à abriter 20000 tirailleurs sénégalais est édifié à La Teste-de-Buch, sous le nom de « camp du Courneau ». Il comprenait environ 400 baraques en bois et un hôpital de campagne de 950 lits. Le chiffre de 600 baraquements noté

sur l’une des cartes postales semble excessif.

« L’hivernage » des troupes coloniales dans des camps du sud de la France se généralise à l’automne 1916. Malgré ces précautions, presque 4000 tirailleurs sénégalais sont morts dans ces camps, de maladies et blessures au combat, dont près de 950 dans le camp du Courneau. Aujourd’hui, à La Teste, une nécropole nationale créée par arrêté préfectoral du 19 juillet 1916 évoque leur souvenir.

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