Arcachon classée station climatique en 1914

Le 13 avril 1910 est votée la loi concernant la création de stations hydrominérales et climatiques et l’établissement de taxes spéciales dans lesdites stations pour favoriser le développement de l’industrie hydrominérale. Dans l’article 1er, elle prévoit que les communes « qui offrent aux malades et aux visiteurs leurs avantages climatiques peuvent être érigées en stations climatiques ». La création de ces stations « a pour objet de faciliter le traitement des indigents et de favoriser la fréquentation de la station et son développement par des travaux d’assainissement ou d’embellissement ». De plus,

dans chaque station pourra être instituée une chambre d’industrie climatique appelée à donner son avis sur les projets de travaux.

Par délibération en date du 31 octobre 1912, la municipalité d’Arcachon souhaite que la commune soit érigée en station climatique.

Charles Blarez, vice-président du conseil départemental d’hygiène émet un avis favorable à cette demande. L’enquête des services départementaux de l’hygiène porte sur les points suivants : alimentation en eau potable, égouts, matériel de vidange, ordures ménagères, cimetière, moyenne de la mortalité et causes d’insalubrité locale. Arcachon est donc érigée en station climatique par décret du 8 juillet 1914 sous réserve que dans les six mois, elle s’engage à présenter « un projet de réseau complet d’égouts avec une évacuation des eaux usées ou un mode de traitement conforme aux instructions générales du Conseil supérieur d’hygiène publique ».

En 1913, la municipalité de Soulac souhaitait aussi obtenir la reconnaissance en station climatique. Cependant, en raison de l’absence de réseau de distribution d’eau potable et d’égouts, le Conseil supérieur d’hygiène publique a émis, en 1914, un avis défavorable.

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