La lutte contre la tuberculose et le sanatorium Armaingaud d’Arcachon

Par testament olographe du 26 septembre 1875, Antoine Engremy lègue à la commune d’Arcachon une somme de 100 000 francs pour la création d’un hospice, d’un hôpital ou de tout autre établissement charitable. Suite à son décès, le 12 janvier 1880 à Bordeaux, la commune est autorisée à accepter le legs par décret du 12 mars 1883. Une partie de la somme est utilisée pour la construction de l’asile Engremy (28 000 francs), l’autre (25 000 francs) pour les réparations à l’église.

En 1887, au cours d’une conférence publique, le docteur Arthur Armaingaud expose son projet de réalisation d’une œuvre philanthropique : la " création d’une résidence maritime de santé pour les enfants débiles

[essentiellement les enfants atteints de tuberculose] des sociétés de secours mutuels sur le bord du bassin d’Arcachon, à quelques centaines de mètres du Moulleau ". Par courrier du 12 mars 1887, la veuve d’Engremy souhaite que la somme restante du legs de son mari soit employée à l’œuvre du docteur Armaingaud.

Au cours de l’été de la même année, une pétition des habitants du Moulleau circule afin de faire interdire la construction du sanatorium. Le docteur Lalesque, médecin à Arcachon et spécialiste de la lutte contre la tuberculose considère que les craintes de la population « au sujet d’épidémies pénibles propagées par une agglomération d’enfants » sont « chimériques ». Il précise que " sur la plage de Berck sur Mer, où il ne s’élève pas moins de cinq hospices marins, pouvant contenir une colonie de 900 enfants leur voisinage est si peu en danger, que la famille Rotschild y possède sa résidence d’été préférée, que 350 villas s’y sont élevées depuis 1856 ". Il rappelle que depuis longtemps, les médecins luttent contre la tuberculose pulmonaire qui fait de terribles ravages. Le Conseil municipal d’Arcachon émet donc un avis favorable.

En septembre 1887, Armaingaud cède à la ville d’Arcachon un terrain pour

la construction du bâtiment. Le sanatorium est inauguré en septembre 1888. En 1889, le directeur obtient l’autorisation d’ouvrir un chemin entre le sanatorium et la plage pour les enfants ainsi que la construction d’un abri et de cabines de bains.

En 1928, un projet d’acquisition par l’Assistance publique de la ville de Paris échoue. E 1928, le docteur Armaingaud, alors âgé de 86 ans, souhaite que la ville assure la gestion et l’exploitation de l’établissement, demande qui fut suivie d’effet dès le 1er octobre de la même année. Au mois d’octobre de l’année suivante, le sanatorium maritime d’Arcachon prend le nom de Preventorium maritime Armaingaud.

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