Arrivée du chemin de fer à Soulac

Avec la création d’établissements de bains destinés aux touristes sur la plage des Olives et le début des travaux de désensablement de l’ancienne basilique en 1859 (témoin de la halte importante qu’était Soulac pour les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle empruntant cet itinéraire appelé « voie des Anglais »), les conditions touristiques et culturelles se trouvaient réunies et permettaient de solliciter l’arrivée d’une ligne ferroviaire à Soulac.

A cette date, pour rallier Soulac depuis Bordeaux, il fallait voyager en bateau jusqu’à Pauillac puis rouler six heures en voiture.

Et puis dans l’esprit des Soulacais, la fascination exercée par la réussite des frères Pereire à Arcachon était présente.

Grâce aux efforts de la Compagnie du chemin de fer du Médoc, l’année 1874 voit l’ouverture de la ligne Bordeaux-Soulac sur un trajet qui prévoit une extension jusqu’à la Pointe-de-Grave.

Un « train de plaisir » permet désormais aux habitants de Bordeaux de passer la journée du dimanche au bord de la mer. Le voyage dure 2h25 (proposant par exemple un aller départ 7h50 et arrivée 10h16 et un retour départ 21h15 et arrivée 23h35). Jusqu'à 4 000 voyageurs peuvent ainsi affluer en une seule journée vers cette nouvelle station balnéaire. Ils viennent essentiellement du Médoc mais aussi de Royan grâce à un bateau à vapeur les déposant à la Pointe-de-Grave, les 3 kilomètres les reliant au Verdon, station ferroviaire voisine de Soulac, devant être effectués en wagonnets tirés par des chevaux.

Dans cette commune, l’arrivée du chemin de fer a permis qu’une clientèle populaire grâce aux « trains de plaisir » côtoie une villégiature bourgeoise naissante.

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